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Marcel Dostie

Né le 11 mai 1929, Marcel Dostie est le fils  d’Irènée Dostie et de Joséphine Poulin.  À 13 ans, cet amoureux des chevaux, offre ses services à l’épicerie Albert Lemoine comme livreur de commande.  Très vite il s’aperçoit qu’à l’épicerie Ernest Laporte la livraison des commandes se fait à l’aide d’un cheval de course, un trotteur de 11 ans.  Il change d’épicerie.  Voyant son amour pour les chevaux, monsieur Laporte l’amène à Blue Bonnets pour assister à un programme de course.  Il fut ébahi.  En revenant il ne pense qu’à ça : le trot et amble et décide qu’il veut en faire une carrière.  Quelques semaines plus tard, Marcel devient le palefrenier de Louis « cowboy » Pratt, conducteur et entraîneur des coursiers du Dr Veilleux de Sherbrooke.  En 1946, il se retrouve à Blue Bonnets et travaille pour un M. Gosselin, de St-Samuel des Carrières.  Il se fait remarquer par Wilfrid Paiement qui le prend sous son aile et l’amène à Timmins en Ontario, puis en banlieue de New-York et sept ans plus tard, à Sancta Monica en Californie.  En l’embauchant monsieur Paiement lui demande s’il avait déjà conduit des coursiers en courses.  Il lui dit oui car il veut absolument faire ses débuts comme conducteur.  Un jour, M Paiement lui fait conduire un trotteur du nom de Doc Vino.  Il est venu près de venir en collision avec trois ou quatre de ses confrères.  N’empêche que Marcel termine en 2e position.  Il avoue alors son mensonge à M. Paiement qui le garde quand même avec lui.  Et c’est depuis ce temps-là qu’il est considéré comme un conducteur.  Il voyage partout à travers le Canada et les États-Unis.

À 32 ans, Marcel Dostie se considère un homme chanceux.  Il raconte qu’à New-York, il conduit Little Myrtle, une trotteuse qui ne fait jamais de manque.  Au signal du départ son cheval fait un manque.  Quelques secondes plus tard, une collision spectaculaire s’est produite entraînant dans sa chute trois ou quatre coursiers.  Le conducteur qui avait pris sa place a été entre la vie et la mort durant plusieurs heures.  Une autre fois, ce gaillard de cinq pieds et dix pouces, âgé de 31 ans, se fracture l’os du poignet droit à quelques jours d’une course importante.  Il devait conduire pour la première fois de sa vie, le champion reconnu, Irish Grattan, ou l’opposition était vive.  Qu’à cela ne tienne, d’une main seulement, Dostie pilote son cheval à la victoire.

De palefrenier qu’il était, il est devenu un habile conducteur… et on le reconnaît également comme un entraîneur très efficace. « Si ce populaire Marcel Dostie continue d’aller de l’avant c’est parce qu’il a travaillé en conséquence et qu’il est doué d’un talent remarquable comme conducteur », disait le journaliste sportif André Trudelle.

En 1967, ce jeune homme aux nerfs d’acier est déjà reconnu comme l’un des grands du trot et amble au pays.  À la ferme Miron, il entraîne plus de 52 chevaux.  Savez-vous comment se signe les contrats entre Adrien Miron et lui?  Par une parole et une poignée de main.

Il avait le désir de prendre sa retraite à 50 ans comme conducteur.  L’incident se produisit en 1978, lorsque Marcel Dostie eu un accident lors d’un entraînement.  Après une opération dans le dos et une longue convalescence, il retourne en Floride où il remplit le rôle d’entraîneur à temps complet.  Il prit sa retraite, fier d’avoir transmis son métier à ses protégés soient Gilles Gendron, Hervé Filion, Roger White, Henri Fillion, Gilles Lachance, Pierre et Gilbert Lacharité et Lucien Fontaine pour n’en nommer que quelques-uns.  Il est décédé en Floride le 3 février 2017 à l’âge de 87 ans et 9 mois.

Ce qu’il faut retenir de sa carrière c’est :

– qu’il a remporté 3championnats Canadiens et 3 championnats Américains – 1961, 1963, et 1964.

– qu’il a été nommé le meilleur conducteur de chevaux au Québec

– 1967, 1971 qu’il a été champion conducteur du meeting du Richelieu

– 1965 qu’il a été champion de L’AMBLE CANADA et de L’AMBLE LAURENTIEN

– 1969 qu’il a gagné une course avec Blosson Time en un temps record de 2 :04.2

– qu’il s’est fait nommer directeur de la Canadian Trotting Association et directeur de la UHHA ayant obtenu le plus de votes parmi ses pairs.

– sans compté tous les autres honneurs et soirées dédiés à son talent.

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