a) Anthony Paul Dostie

Anthony Paul Dostie arrière-petit-fils de Pierre et Marie-Rose est né à Saratoga Springs New York le 20 juin 1821.  Dentiste, il s’est installé à la Nouvelle-Orléans en Louisiane où il pratiquait.  Membre en vue de la ville, il s’est publiquement opposé à l’adhésion à la Louisiane dans les États confédérés de la sécession des États-Unis.  Pour cette raison, il a été forcé de fuir la ville en 1861.  Suite à l’occupation de la ville par les troupes de l’Union, il revint s’y établir sous l’invitation des dirigeants.

Il est rapidement devenu un ardent défenseur de Nathaniel P. Banks, un commandant militaire du département de la région du Golfe du Mexique.

Avec Banks, il a fait parti de la convention constitutionnelle qui a établi une nouvelle constitution pour la Louisiane en 1864.  Ce document a aboli l’esclavage avant même que les États-Unis ne le fassent. Il a également été l’un des partisans pour donner aux noirs le droit de vote dans la nouvelle constitution, mais la convention n’a pu se mettre d’accord sur ce point.  Les membres ont cependant laissé la possibilité à la législature d’une reprise de la Convention constitutionnelle pour donner le suffrage aux noirs.

En 1866, à quarante-cinq ans, le dentiste a approuvé la reprise de la convention pour le droit de vote des Noirs. Pour rallier le soutien de la convention, Anthony Paul Dostie et ses alliés se sont rassemblés le dimanche 29 juillet durant la nuit avant de reprendre la convention. S’adressant à une large foule de supporteurs, surtout des noirs, Anthony Paul a crié: «Nous vous avons eu votre liberté, maintenant allez-vous vous battre pour votre droit de vote? »

« Nous allons nous battre, nous allons nous battre », a répondu la foule, puis elle a chanté, « Luttons pour voter! Luttons pour voter! » encore et encore. Anthony Paul a encouragé la foule à venir à l’Institut de mécanique, le lundi afin de montrer leur soutien à la convention.

Avant la convention, Anthony Paul a été averti que la police de la Nouvelle-Orléans et des émeutiers blancs ont prévu d’attaquer les délégués et leurs partisans lors de la convention. Il a alors dit: « Je sais qu’ils veulent prendre ma vie, mais je crois que c’est une bonne cause pour mourir. »

Anthony Paul Dostie a été l’une des nombreuses personnes qui ont été tuées ou blessées (37 morts (trois blancs et 34 noirs) et 146 blessés (17 blancs et 119 noirs) dans cette émeute raciale du lundi 30 juillet 1866. Mais laissons ça à l’histoire : il était blanc et il est mort pour que la voix des noirs puisse être entendue et prise en compte.

Laisser une réponse